Chat with us, powered by LiveChat Le SOPK est-il une maladie auto-immune?

Le SOPK est-il une maladie auto-immune?

By MomMed | 05 August 2022 | 0 Comments


Le syndrome des ovaires polykystiques est un problème de santé hormonal complexe qui touche près de 5 millions de femmes dans le monde. Il affecte principalement le bien-être métabolique, reproductif et psychologique de la femme. Sa prévalence augmentant rapidement, les chercheurs s'intéressent de plus en plus à la cause de ce problème de santé chronique. Cependant, aucune cause définitive claire n'a encore été découverte.

Des efforts similaires pour étudier cette maladie plus en détail ont soulevé la question suivante : le SOPK est-il une maladie auto-immune ?
Avant d'entrer dans les détails, il est important de comprendre ce qu'est exactement une maladie auto-immune.

 

Qu'est-ce qu'une maladie auto-immune?

Les maladies auto-immunes sont des maladies dans lesquelles le corps commence à réagir contre ses propres organes. Le corps développe des auto-anticorps qui combattent et détruisent ses propres parties.

Notre système immunitaire est censé protéger l'organisme contre divers envahisseurs étrangers nuisibles comme les virus, les bactéries et les champignons. Par conséquent, dès qu'ils pénètrent dans notre système corporel, ils sont immédiatement détectés et éliminés par l'activation du système immunitaire qui produit des anticorps contre eux. Dans le cas des maladies auto-immunes, le corps détecte ses propres parties comme un corps étranger et commence à se battre pour se débarrasser de cette menace potentielle. En d'autres termes, le corps devient son propre ennemi.

Il existe près de 80 maladies auto-immunes connues. Parmi celles-ci figurent la polyarthrite rhumatoïde, la spondyloarthrite et le lupus érythémateux disséminé (LED). Les maladies auto-immunes sont des maladies chroniques puisqu'elles durent plus d'un an, nécessitent une médication continue et sont des maladies permanentes. L'organisme réagit contre les articulations, les protéines et le cœur. Il s'ensuit une destruction lente et continue.

En ce qui concerne le SOPK en tant que maladie auto-immune, la littérature et les recherches disponibles sont encore insuffisantes et beaucoup de travail est en cours à cet égard. Cependant, quelques facteurs peuvent être discutés comme suit :

 

Faible taux de progestérone:

Bien que le SOPK soit encore considéré comme un trouble endocrinien et non comme une maladie auto-immune, il pourrait être à l'origine de la stimulation de l'activation du système immunitaire.
Comme les femmes atteintes du SOPK n'ovulent pas régulièrement, elles présentent de faibles taux de progestérone. Ces niveaux inférieurs à la normale peuvent déclencher l'activation du système immunitaire de l'organisme, qui considère que les ovaires produisant peu de progestérone constituent une menace pour l'organisme.

Des auto-anticorps sont alors produits contre les ovaires, qui les attaquent et les endommagent potentiellement, perturbant ainsi leur fonctionnement normal.

Une étude menée pour détecter la possibilité que le SOPK soit une maladie auto-immune a conclu à des niveaux plus élevés d'anticorps anti-ovariens chez les femmes atteintes du SOPK. Cela démontre que le SOPK est peut-être une maladie auto-immune.


Aspects inflammatoires du SOPK

 Le SOPK est une maladie inflammatoire qui provoque une inflammation et des follicules multiples sur les ovaires. Cette inflammation déclenche également une hyperstimulation immunitaire car elle n'est pas normale pour l'organisme. L'organisme la considère donc comme une menace et produit des anticorps anti-nucléaires.

Des recherches ont démontré la présence de niveaux élevés de ces anticorps ANA chez les patients atteints de SOPK. Cela suggère fortement l'association du SOPK avec des réactions auto-immunes de l'organisme.

 

SOPK et hyperandrogénie

Le SOPK entraîne une augmentation de l'hormone mâle testostérone, à savoir la dihyroépendistérone (DHEA). Normalement, le nombre d'androgènes est très faible dans le corps de la femme. Cependant, l'augmentation des taux résultant du SOPK est responsable de l'activation du système immunitaire et de la production d'auto-anticorps.

Le SOPK et d'autres maladies auto-immunes

Un autre élément qui vient étayer l'aspect auto-immun du SOPK est sa corrélation avec d'autres maladies auto-immunes. On observe même que les femmes atteintes du SOPK présentent des quantités significativement plus élevées d'autres auto-anticorps, notamment ;

Anticorps anti-peroxydase thyroïdienne
Les anticorps anti-thyroglobuline
Les anticorps anti-cellules des îlots de Langerhans
Les anticorps anti-sperme

Ces anticorps sont présents dans le cas d'autres maladies auto-immunes comme la maladie de Graves.
De même, les patients atteints de SOPK courent un risque plus élevé de développer d'autres troubles auto-immuns, notamment une thyroïdite auto-immune. Le déséquilibre œstrogène-progestérone dans le SOPK provoque une activation excessive du système immunitaire qui peut entraîner le développement d'une thyroïdite auto-immune.

Le diabète de type 2 est également beaucoup plus fréquent chez les patients atteints de SOPK. Les patients sont très susceptibles de développer cette maladie si les symptômes du SOPK, en particulier la prise de poids, ne sont pas contrôlés pendant une longue période.

 

SOPK et résistance à l'insuline

La résistance à l'insuline associée au SOPK peut également être un facteur contribuant au fait qu'il s'agit d'une maladie auto-immune. Des études ont prouvé la corrélation entre des marqueurs inflammatoires élevés et la résistance à l'insuline. Les marqueurs inflammatoires constituent donc une menace potentielle pour le système immunitaire, ce qui entraîne son activation. Ce concept favorise également l'association entre le SOPK et les maladies auto-immunes.
 

En résumé

Le SOPK est en fait une anomalie endocrinienne qui, à l'heure actuelle, n'est pas considérée comme une maladie auto-immune. Cependant, certaines études ont mis en évidence la présence d'auto-anticorps dans le SOPK. De plus, une forte corrélation entre le SOPK et d'autres maladies auto-immunes comme la thyroïdite et le diabète a également été trouvée. Cela montre qu'il est possible que le SOPK soit une maladie auto-immune. Des recherches et des données supplémentaires sont toutefois attendues à cet égard. S'ils sont prouvés, les médicaments anti-immuns peuvent également être intégrés aux médicaments de gestion du SOPK.
 

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